LE SAVON DE MARSEILLE | LE SAVON AUJOURD’HUI

AUJOURD’HUI : UN ENJEU ÉCONOMIQUE ESSENTIEL

Le XXe siècle : la production chute de 75 %, mais un vivier peut rebondir aujourd’hui.

Au début du XXe, le savon de Marseille gagne une réputation mondiale et devient un produit ménager incontournable qui se décline dans les usages pharmaceutiques, cosmétiques, industriels. Il est utile à la transformation de la laine et des tissus ou encore dans l’industrie agro alimentaire. Les crises, les 1re et
2e guerres mondiales, puis l’arrivée des lessives industrielles portent un coup fatal à l’industrie du savon de Marseille.

En 1913

90 savonniers produisent :

180 000 t

de savon

En 2016

L’AFSM produit :

8 000 t

de savon

Depuis une vingtaine d’années : un sursaut se produit par le biais de la recherche

Les consommateurs privilégient de plus en plus la qualité, les produits normés mais aussi des offres qui s’adaptent à l’évolution des modes et des goûts. Le savon de Marseille a toute sa place sur ce marché s’il sait se réinventer tout en garantissant ses qualités d’origine.

La demande du marché actuel en pleine mutation

Les critères attendus par les consommateurs de ce savon rejoignent aujourd’hui des références écologiques, des process de fabrication non polluants pour l’environnement, tant sur les lieux de production qu’en terme de packaging.
Le savon de Marseille est perçu comme un « produit santé » traditionnel, agréable, et composé de produits naturels : mais la demande attend que ces produits offrent des tonalités et des formes innovantes, dont les compositions intègrent des huiles essentielles et des senteurs naturelles correspondant aux goûts actuels.

2016 : Un marché essentiel pour toute une région

Cette manne de consommateurs est une opportunité fondamentale pour nos savonneries modernes,
échanges internes. Aujourd’hui, la production de savons de Marseille sur la région Provence Alpes Bouches du Rhône pèse 8 000 tonnes par an.
Cette filière majeure pour la région représente des débouchés et des parts de marchés auprès de nombreux métiers et acteurs économiques.

Une constellation d’acteurs économiques autour de ce marché

Les entreprises des secteurs Parfums, Cosmétiques ; les fabricants d’huiles essentielles, d’emballages, les métiers de services, les transports et toute la filière touristique de notre région bénéficient de ce rayonnement structurel dont les enjeux sont essentiels pour notre économie locale.

2016, CHIFFRES CLÉS & REPÈRES SUR NOS MÉTIERS RÉGIONAUX

11 entreprises reparties sur le Var, les Bouches du Rhône, les Alpes de Haute-Provence et la Drôme Provençale

emplois concernés

millions d’€uros de chiffres d’affaires

tonnes de savon produites

DES MÉTIERS ANCRÉS SUR NOTRE TERRITOIRE

Ce métier très ancien s’est implanté sur la zone géographique de ses origines : la région de Marseille,
et les départements voisins.

Aujourd’hui le savon de Marseille se définit selon trois critères fondamentaux

  • SA RÉGION D’ORIGINE

L’aire géographique correspond à une zone de savoir-faire historique : Marseille, les Bouches du Rhône, la Provence, le département de Haute-Provence, le Var mais aussi la Drôme provençale.

  • SA COMPOSITION

Les ateliers de fabrication créent un savon composé d’huiles végétales, riche en acides gras (68 % minimum), lisse, parfaitement homogène, éventuellement coloré et parfumé afin de répondre aux attentes des consommateurs.

  • LA SAPONIFICATION

Le savon de Marseille est le résultat de la saponification d’un mélange de corps gras végétaux par de la lessive de soude.

La saponification de la pâte à savon se fait en suivant plusieurs étapes:
Phase 1 : L’empâtage
Les corps gras végétaux et la soude sont introduits dans une cuve métallique ou un chaudron. La pâte de savon est cuite pendant plusieurs heures à une température élevée. La saponification est une réaction exothermique (qui libère de la chaleur) c’est pourquoi elle doit être conduite de manière progressive.
– Phase 2 : Le relargage
Cette étape consiste à ajouter du sel à la pâte de savon afin de provoquer un « relargage », ainsi la lessive glycérineuse se décante en fond de cuve.
– Phase 3 : La cuisson
La cuisson consiste à la finition de la réaction de saponification en transformant les matières grasses restantes en savon.
– Phase 4 : Le lavage
L’étape de lavage est destinée à retirer le glycérol et les impuretés présentes dans la pâte de savon à l’aide d’une solution de chlorure de sodium
– Phase 5 : La liquidation
La liquidation est la phase de transition de la structure cristalline du savon vers sa phase lisse. Cette étape se fait par l’ajout d’eau.
– Phase 6 : Le séchage

En fonction de la qualité des matières premières, les phases 4 et 5 sont réduites au maximum. Cela permet d’obtenir un savon de Marseille plus respectueux de l’environnement (moins d’eau polluée rejetée).

Il nous semble essentiel de proposer une qualité certifiée, un savon correspondant véritablement à son origine, qui est depuis des temps immémoriaux, issu de la région de Marseille.

Un savoir-faire technologique en phase avec le marché

Les fabricants de la région ont su moderniser leurs outils de production afin de pérenniser les métiers liés au Savon de Marseille. Outre la renommée de ce produit, tant pour ses vertus hygiéniques que pour ses valeurs culturelles, nos savonneries régionales fédèrent leurs expertises dans le but de répondre aux exigences d’un marché très concurrentiel, tout en respectant des critères de qualité nécessaires aux process de fabrication.

Une renommée internationale à protéger

L’indication géographique protégée a le but de définir la fabrication du Savon de Marseille selon des exigences territoriales, techniques, mais aussi en fonction des normes écologiques, et selon des certifications rigoureusement respectées